La Biospéléologie L'étude des animaux cavernicoles porte le nom de biospéléologie |
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catégories d'animaux vivent sous terre :
Les
trogloxènes : La chauve-souris, le serpent, le lérot,
la fouine, le blaireau, l'ours, le félin dans certain pays, hôtes
occasionnels des grottes. Utilisent la grotte comme abris. Ces animaux
vivent en principe à l'extérieur, mais pour diverses raisons
ils peuvent s'installer temporairement dans le milieu souterrain; ce
sont donc des "hôtes occasionels" et ne se reproduisent
en général pas sous terre, sauf à quelques rares
exceptions. Troglophiles
: Ces animaux vivent et se reproduisent dans les cavernes (certaines
caractéristiques de leur physiologie les prédisposent
à vivre dans ce milieu), mais ils peuvent vivre également
à l'extérieur. Leur adaptation au milieu souterrain est
écologique, mais pas morphologique. Les troglobies : Ces animaux se sont adaptés et ne pourraient vivre ailleurs que sous terre. Le protée, le niphargus (petite crevette), le amblyopsis (poisson). Troglobies : Ces animaux vivent uniquement dans le milieu souterrain, leur physiologie les condamnant à y vivre en permanence; ils y naissent, vivent, se reproduisent et meurent dans les cavernes. En outre, certaines espèces sont d'origine très ancienne et leurs parents zoologiques ont disparu de l'extérieur; ces dernières sont donc souvent appelées "fossiles vivants". |
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La
salamandre tachetée - classification : amphibien
- famille : urodèle - alimentation : vers, mollusques, insectes, etc... - longévité : 25 ans maximum - maturité sexuelle : environ 4 ans - prédateurs : hérisson, couleuvre à collier... Son prèsent : Bien que protégée, elle est comme beaucoup d'animaux, en voie de disparition, le déboisement, la pollution des eaux, sont en partie responsables, mais les voitures ont aussi leur part de responsabilité. Morphologie : Sa peau fine, est constituée de plusieurs couches. La couche superficielle tombe environ tous les mois (c'est une mue), elle commence à se détacher près de la bouche, et glisse ensuite le long du corps. Sa peau très vascularisée contient
de nombreuses glandes, dont certaines lui permettent de maintenir
l'humidité corporelle qui lui est nécessaire. Une autre
glande produit un venin laiteux irritant, qu'elle rejette lorsque
un danger se présente (glande parotoïde, qui se trouve
entre ses yeux). A l'âge adulte, elle a des poumons, et son odorat est très développé, lui permet de dénicher une proie hors de son champ de vision, située à quelques mètres d'elle (surtout les lombrics dont elle raffole) qu'elle peut ainsi "croquer" à belles dent. Sa reproduction : Vers la fin de l'été ou au début du printemps, le mâle va venir à la rencontre de la femelle et se placer sous elle (elle se retrouve sur son dos) il n'y a pas de pénétration, juste un frottement. Le mâle, va émettre des spermatozoïdes regroupés en spermatophore que la femelle va absorber avec son cloaque. L'accouplement dure entre 15 et 30 minutes et la fécondation est interne. Sa naissance : La gestation, mal définie, est assez longue (plusieurs mois). La naissance a lieu parfois en octobre, mais plus fréquemment après l'hibernation en mars. La femelle libère dans l'eau, par son cloaque, des larves bien développées (entre 10 et 35, parfois beaucoup plus) de 3 cm de long. Exceptionnellement, il arrive que la femelle expulse les larves encore dans leur oeuf, l'éclosion ayant alors lieu dans les secondes qui suivent. Les larves naissent dans un milieu aquatique où l'eau est peu profonde. Elles ressemblent à des petits tritons avec 4 membres, et possèdent au départ de leur vie une respiration branchiale, ainsi qu'une nageoire caudale. Elles sont facilement reconnaissables grâce à leur couleur jaune au niveau des pattes. Petit à petit la métamorphose va se faire, les pattes et les poumons vont se développer, et les larves vont se préparer pour sortir de l'eau et avoir une vie terrestre. La métamorphose dure de 2 à 6 mois, selon les régions et parfois plus en montagne. Une fois sortie de l'eau, notre salamandre n'y retournera que pour donner naissance à ses petits. Mœurs : Elle aime surtout sortir la nuit, et après les pluies orageuses. Elle passe la majeure partie de sa journée cachée dans des endroits frais et humides, (sous une vielle souche d'arbre, pierre, caverne, etc...), elle y passe aussi l'hiver d'octobre à mars, où elle hiberne. Au moyen âge, on inventait des histoires bizarres sur ces gentils batraciens. On racontait qu'ils pouvaient traverser un feu sans se brûler et même l'éteindre. Mais évidemment, ce n'est pas vrai. C'est une substance laiteuse sécrétée par des glandes placées sur le dos qui la protège de la chaleur ; mais pas pour longtemps. Car s'il y a une chaleur intense, elle mourra très rapidement. |
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Photo de christophe Folléas |
Ils
sont caractérisés par leurs yeux proéminent,
de petites pattes et une couleur dégradée. On le retrouve
principalment dans le
sud-est de la France et au nord-ouest d'Italie. On les aperçoit
à l'entrée de grottes d'altitude et sont actifs la nuit
lors de la chasse. Ils peuvent être vus de jour avec des conditions
humides ou par temps pluvieux. Les principaux prédateurs sont
l'orvet ou le serpent. |
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Le symbole des spéléologues
Protection : Le Minioptère de Schreibers est avec le Murin de Capaccini et le Rhinolophe Euryale une des trois espèces de chauves-souris, ou "Chiroptères", parmi les plus menacées dans le Sud de la France. Ces 3 chauves-souris sont des espèces cavernicoles.
Le Minoptère de Schreibers (Miniopterus Schreibersii) Photo de Brigitte Gimenez |
C'est une chauve-souris de taille moyenne, son front bombé et ses oreilles courtes et larges presque carrées sur le côté sont des critères caractéristiques de l'espèce. Museau très court et clair, tragus court, incurvé vers l'intérieur, au bout arrondi et blanchâtre, ailes particulièrement longues et étroites. Pelage est long sur le dos, dense et court sur la tête, gris brun à gris cendré, nuancé de mauve sur le dos et plus clair sur le ventre, la fourrure du crâne rappelle par sa texture celle de la taupe. Ses cris et des ailes en vol particulièrement longues, étroites et pointues permettent de l'identifier aisément. Son hibernation commence en octobre-novembre et se termine en mars |
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La chauve-souris est un mammifère de l'ordre des Chiroptères. volant exclusivement insectivore. 21 espèces sur 29 en France sont présentes dans le département des Alpes Maritimes. Espèces
de chauves souris présentes en milieu souterrain : Barbastelle,
Petit Rhinolophe, Grand Rhinolophe, L'accord
de Londres "BATS AGREEMENT" : Accord relatif à la
conservation des chauves-souris en Europe (décembre 1991).
L' Accord relatif à la protection des chauves-souris en Europe
(décembre 1991) - (appelé Accord de Londres ou Bats
Agreement) Il est inspiré de la convention de Bonn et protège
toutes les espèces de chauves-souris d'Europe. Les obligations
stipulées pour les états signataires sont : - d'interdire
la destruction, la détention et la capture des chauves-souris,
- d'inventorier et de protéger les sites les plus importants
pour la conservation des chauves-souris, particulièrement les
zones de chasse, - de mandater un organisme pour les campagnes d'information
et de sensibilisation, - de mettre en œuvre toutes les mesures
pour la sauvegarde des espèces les plus menacées. Ainsi,
de soutenir les programmes de recherche portant sur la conservation
des espèces menacées, - de s'efforcer de remplacer les
pesticides et les produits chimiques de traitement du bois hautement
toxiques par des substituts moins dangereux. A ce jour l'Allemagne,
la Belgique, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas ont ratifiés
cet accord. |
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Un oreillard - Photo de Philippe Favre |
Doit son nom à ses grandes oreilles presque aussi longues que les avants-bras
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| Le
minoptère de schreider (Miniopterus Schreibersi) Difficile pour un néophyte de reconnaître un Minioptère, c'est pourtant la seule espèce qui fréquente quasi exclusivement les grottes tout au long de l'année. Quelle que soit la saison, les animaux sont regroupés en essaims (les individus sont serrés les uns contre les autres). Quelques individus isolés peuvent être observés dans les cavités régulièrement fréquentées. C'est une espèce très "voyageuse' et de nombreux échanges entre la France et l'Espagne (Catalogne, Andalousie) ont été mis en évidence par les baguages réalisés. S'il est possible d'observer un individus de près, on notera un front très bombé dépassant le sommet de l'oreille. L'attitude au repos des individus isolés est aussi caractéristique. |
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Petit murin Photo de Philippe Favre |
Grande
chauve-souris, en hiver elle est souvent pendue dans des fissures, laissant
apparaître son ventre blanc. En été elle fonde des
colonies de reproduction importantes dans les grottes de basse altitude.
Le
grand Murin (Myotis myotis). C'est le plus grand des murins; blanc dessous,
brun clair dessus, il a des ailes larges et son envergure peut atteindre
35cm. |
| Les
rinolophes
Il
existe 5 espèces de Rhinolophes en Europe.
Souvent appelés à tord "Pispistrelles", toutes
les espèces ont en commun une feuille nasale particulière
et bien caractéristique, peu visible lorsqu'ils sont au repos.
Se sont également les seules espèces ayant une capacité
à s'envelopper dans leurs ailes. En dessous de 1200m d'altitude,
il est rare de parcourir une cavité, sans en croiser un. L' hibernation
a lieu dans les grottes , les mines ou les caves ou ils se rassemblent
en essaim plus ou moins dense de dix à cinq cents individus .
A partir du mois de juin , ils quittent leurs quartiers d' hiver pour
former des colonies de reproduction , généralement dans
des ouvrages bâtis : clochers, combles , greniers . . . Tous ces compagnons de route qui nous semblent si familiers n'ont pourtant pas un statut aussi enviable qu'il n ' y paraît . Menacés ou éteints en Allemagne, Autriche, Hollande, ils sont aussi en déclin en France au Nord de leur aire de répartition . |
Le
Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrum equinum). C'est la plus grande
chauve-souris, son pelage est épais est gris-brun sur la face
dorsale et blanc crème sur la face ventrale. Photo de Michel Royon
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Un rhinolophe |
Le
Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) Photos
de Philippe Favre |
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La
barbastelle (Barbastella Barbastellus) Laisser en paix les chauves-souris qui hibernent |
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Le
protée fut repérer pour la première fois en Slovénie
par un paysan. Le prire pour un dragon. Il mesure 25 cm à la
taille adulte. D'une couleur blanc rosé. Phénomène
connu de la dépigmentation. Sa peau change au contact de la
lumière, tourne au gris pour devenir noire après
une longue exposition. Il a horreur de la lumière et
ses yeux son recouvert de peau. La vibration des cils microscopiques
de son corps lui permet de détecter ses congénères
ou un éventuel met.. Il peut vivre jusqu'à 60 ans. Quelques
protées sont visibles dans la grotte de Choranche dans le Vercors.
Il sont installés dans un aquarium pour le plus grand plaisir
des touristes. Mon avis : Ils sont étudiés depuis des
années, élevés dans un laboratoire, ils leur
ont greffé des yeux etc... Laissez les tranquilles. Je me ferais
un plaisir de les amener dans une rivière souterraine, leur
milieu naturel. Pourquoi le protée s'est-il trouvé un jour sous terre ?Ils sont de couleur blanchâtre et seules les branchies sont rosies par le sang. Avec la pollution des eaux souterraines, ils sont devenus rares dans les massifs calcaires de Slovénie et de Croatie. Ce sont des animaux à protéger. Le seul laboratoire au monde où l'on obtient la reproduction du Protée est la grotte-laboratoire de Moulis (Ariège). |
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Photos du laboratoire de Moulis |
| Comme
tous les cavernicoles, le protée vit en permanence dans l'obscurité
des rivières souterraines. Il est aveugle.
Les yeux se développent chez le jeune, puis ils dégénèrent et disparaissent. Cela n'a aucune importance pour Proteus, car il possède un organe olfactif très performant : il peut percevoir aisément la présence d'un autre Protée, ou bien de proies, à plus de 20 m en amont. Cette
photo est tirée de l'excellente page de Harne Hodalic Découvert
par le baron Valvasor en 1689, le protée est l'une des créatures
les plus mystérieuse du monde. Amphibien de l'ordre des Urodèle
et seul représentant de la famille des Protéidés,
il vit uniquement dans les rivières souterraines du karst Dinarique.
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| Le Niphargus : Crustacé amphipode aveugle des eaux souterraines. Petite crevette cavernicole
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Les Amblyopsis est un poisson osseux aux yeux atrophiés des cavernes. Poisson cavernicole
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| Les Arachnides : Ceux sont de grosses araignées
que l'on aperçoit souvent à l'entrée des grottes,
des Meta Menardi. De couleur brune, atteignant 3 à 4 cm de diamètre
(y compris les pattes). Leur présence est trahie par les cocons
blancs et soyeux qu’elles pendent aux plafonds des galeries d’entrée.
Ces cocons contiennent leurs oeufs, mis ainsi à l’abri des
prédateurs et de l’humidité. Leur nouriture est composée
d'insectes rampants et non volants, et tissent en conséquence des
toiles simples à même les parois. |
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Photos de Brigitte Gimenez |
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Sangsue |
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Photo de Jean Claude Tardy |
Une anguille. Jean Claude Tardy a pris cette photo lors d'une plongée dans le siphon de la Mescla |
Bibliographie : Ginet R. et Decou.V (1977) : Initiation à la biologie et à l'écologie souterraines. - Editions Universitaires J-P.Delarge, Paris : 345 p. Salvayre H. (1980) : Les chauves-souris. - Editions Balland, Collection Faune et Flore de France : 175 p. Siffre M. avec la collaboration de Dupont G. (1979) : Les animaux des gouffres et des cavernes. - Hachette, Paris : 117 p. Les silouhettes sont reprises de : Bourne J. D. (1975) : La faune pariétale des grottes de la région de Genève. - Les Boueux, Bull. de la SSS-Genève, 13ème année, numéro 35 |