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La Biospéléologie

L'étude des animaux cavernicoles porte le nom de biospéléologie

 

3 catégories d'animaux vivent sous terre : 

Les trogloxènes : La chauve-souris, le serpent, le lérot, la fouine, le blaireau, l'ours, le félin dans certain pays, hôtes occasionnels des grottes. Utilisent la grotte comme abris. Ces animaux vivent en principe à l'extérieur, mais pour diverses raisons ils peuvent s'installer temporairement dans le milieu souterrain; ce sont donc des "hôtes occasionels" et ne se reproduisent en général pas sous terre, sauf à quelques rares exceptions.

Troglophiles : Ces animaux vivent et se reproduisent dans les cavernes (certaines caractéristiques de leur physiologie les prédisposent à vivre dans ce milieu), mais ils peuvent vivre également à l'extérieur. Leur adaptation au milieu souterrain est écologique, mais pas morphologique.

Les troglobies : Ces animaux se sont adaptés et ne pourraient vivre ailleurs que sous terre. Le protée, le niphargus (petite crevette), le amblyopsis (poisson). Troglobies : Ces animaux vivent uniquement dans le milieu souterrain, leur physiologie les condamnant à y vivre en permanence; ils y naissent, vivent, se reproduisent et meurent dans les cavernes. En outre, certaines espèces sont d'origine très ancienne et leurs parents zoologiques ont disparu de l'extérieur; ces dernières sont donc souvent appelées "fossiles vivants".

La salamandre tachetée
- classification : amphibien

- famille : urodèle
- alimentation : vers, mollusques, insectes, etc...
- longévité : 25 ans maximum
- maturité sexuelle : environ 4 ans
- prédateurs : hérisson, couleuvre à collier...

Son prèsent : Bien que protégée, elle est comme beaucoup d'animaux, en voie de disparition, le déboisement, la pollution des eaux, sont en partie responsables, mais les voitures ont aussi leur part de responsabilité.

Morphologie : Sa peau fine, est constituée de plusieurs couches. La couche superficielle tombe environ tous les mois (c'est une mue), elle commence à se détacher près de la bouche, et glisse ensuite le long du corps.

Sa peau très vascularisée contient de nombreuses glandes, dont certaines lui permettent de maintenir l'humidité corporelle qui lui est nécessaire. Une autre glande produit un venin laiteux irritant, qu'elle rejette lorsque un danger se présente (glande parotoïde, qui se trouve entre ses yeux).
Ses pattes au nombre de quatre sont pourvues de doigts (4 sur les mains et 5 sur les pieds).

A l'âge adulte, elle a des poumons, et son odorat est très développé, lui permet de dénicher une proie hors de son champ de vision, située à quelques mètres d'elle (surtout les lombrics dont elle raffole) qu'elle peut ainsi "croquer" à belles dent.

Sa reproduction : Vers la fin de l'été ou au début du printemps, le mâle va venir à la rencontre de la femelle et se placer sous elle (elle se retrouve sur son dos) il n'y a pas de pénétration, juste un frottement. Le mâle, va émettre des spermatozoïdes regroupés en spermatophore que la femelle va absorber avec son cloaque. L'accouplement dure entre 15 et 30 minutes et la fécondation est interne.

Sa naissance : La gestation, mal définie, est assez longue (plusieurs mois). La naissance a lieu parfois en octobre, mais plus fréquemment après l'hibernation en mars. La femelle libère dans l'eau, par son cloaque, des larves bien développées (entre 10 et 35, parfois beaucoup plus) de 3 cm de long. Exceptionnellement, il arrive que la femelle expulse les larves encore dans leur oeuf, l'éclosion ayant alors lieu dans les secondes qui suivent.

Les larves naissent dans un milieu aquatique où l'eau est peu profonde. Elles ressemblent à des petits tritons avec 4 membres, et possèdent au départ de leur vie une respiration branchiale, ainsi qu'une nageoire caudale. Elles sont facilement reconnaissables grâce à leur couleur jaune au niveau des pattes.

Petit à petit la métamorphose va se faire, les pattes et les poumons vont se développer, et les larves vont se préparer pour sortir de l'eau et avoir une vie terrestre. La métamorphose dure de 2 à 6 mois, selon les régions et parfois plus en montagne. Une fois sortie de l'eau, notre salamandre n'y retournera que pour donner naissance à ses petits.

Mœurs : Elle aime surtout sortir la nuit, et après les pluies orageuses. Elle passe la majeure partie de sa journée cachée dans des endroits frais et humides, (sous une vielle souche d'arbre, pierre, caverne, etc...), elle y passe aussi l'hiver d'octobre à mars, où elle hiberne.

Au moyen âge, on inventait des histoires bizarres sur ces gentils batraciens. On racontait qu'ils pouvaient traverser un feu sans se brûler et même l'éteindre. Mais évidemment, ce n'est pas vrai. C'est une substance laiteuse sécrétée par des glandes placées sur le dos qui la protège de la chaleur ; mais pas pour longtemps. Car s'il y a une chaleur intense, elle mourra très rapidement.

Photo de christophe Folléas

Ils sont caractérisés par leurs yeux proéminent, de petites pattes et une couleur dégradée. On le retrouve principalment dans le sud-est de la France et au nord-ouest d'Italie. On les aperçoit à l'entrée de grottes d'altitude et sont actifs la nuit lors de la chasse. Ils peuvent être vus de jour avec des conditions humides ou par temps pluvieux. Les principaux prédateurs sont l'orvet ou le serpent.

 

  Les chauve-souris sont des mammifères qui allaitent l'unique petit qu'elles mettent bas une fois par an, en été 

Le symbole des spéléologues

Protection : Le Minioptère de Schreibers est avec le Murin de Capaccini et le Rhinolophe Euryale une des trois espèces de chauves-souris, ou "Chiroptères", parmi les plus menacées dans le Sud de la France. Ces 3 chauves-souris sont des espèces cavernicoles.

Le Minoptère de Schreibers (Miniopterus Schreibersii)

Photo de Brigitte Gimenez

 

C'est une chauve-souris de taille moyenne, son front bombé et ses oreilles courtes et larges presque carrées sur le côté sont des critères caractéristiques de l'espèce. Museau très court et clair, tragus court, incurvé vers l'intérieur, au bout arrondi et blanchâtre, ailes particulièrement longues et étroites. Pelage est long sur le dos, dense et court sur la tête, gris brun à gris cendré, nuancé de mauve sur le dos et plus clair sur le ventre, la fourrure du crâne rappelle par sa texture celle de la taupe. Ses cris et des ailes en vol particulièrement longues, étroites et pointues permettent de l'identifier aisément. Son hibernation commence en octobre-novembre et se termine en mars

La chauve-souris est un mammifère de l'ordre des Chiroptères. volant exclusivement insectivore. 21 espèces sur 29 en France sont présentes dans le département des Alpes Maritimes.

Espèces de chauves souris présentes en milieu souterrain : Barbastelle, Petit Rhinolophe, Grand Rhinolophe,
Minioptère de Schrebers, Grand Murin, Petit Murin, Vespertillon de Daubenton, Vespertillon de Brandt, Vespertillon des marais, Vespertillon de Natterer, Vespertillon à moustache, Vespertillon à oreilles échancrées, Oreillard roux
Oreillard gris, Rhinolophe euryale,
Un petit par gestation en règle générale.Les chauves-souris allaitent leurs petits.
Un dérangement en période de reproduction peut provoquer des avortements ou la mort de juvéniles qui peuvent tomber de sous le ventre des mères ou des nurseries (groupes de jeunes accrochés ensemble).
Toutes les grottes abritant des colonies entre le début du mois de juin et la mi-août sont à priori concernées.
Toutes les chauves-souris européennes sont insectivores. Papillons nocturnes, hannetons, criquets, coléoptères, moustiques... constituent l'essentiel des proies.
L'hibernation permet aux chauves-souris de survivre en "brûlant" leurs graisses accumulées à l'automne. Elle se traduit par une baisse de leur température corporelle (qui se stabilise à une valeur proche de celle du lieu ou se trouve l'animal). Le Rythme cardiaque peut descendre jusqu'à 6 battements / minutes. Tout dérangement à cette période entraîne une "surconsommation d'énergie". Suivant la latitude du lieu et la météo cette hibernation est plus ou moins marquée.
L'émission des ultras sons jusqu' à 115 Khz a lieu par le nez ou la bouche. La réception s'effectue par les oreilles.
Au cours des 40 dernières années, des études scientifiques menées en Europe ont révélé un déclin catastrophique des populations de chauve-souris. C'est la raison pour laquelle toutes les espèces sont protégées par la loi du 10 juillet 1976.
L'arrêté du 17 avril l981 interdit la destruction, la mutilation, la capture (même temporaire), l'enlèvement, la naturalisation, la vente, l'achat, le transport des chauves-souris....En France: l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 a accordé à toutes les espèces de chauves-souris se trouvant sur le territoire national un statut de protection stricte. En vertu de ce statut, il est interdit de détruire, de mutiler, de capturer ou d'enlever, de perturber intentionnellement ou de naturaliser les chiroptères. Il est également interdit, qu'ils soient morts ou vivants, de les transporter, de les colporter, de les utiliser, de les détenir, de les mettre en vente ou de les acheter.

L'accord de Londres "BATS AGREEMENT" : Accord relatif à la conservation des chauves-souris en Europe (décembre 1991). L' Accord relatif à la protection des chauves-souris en Europe (décembre 1991) - (appelé Accord de Londres ou Bats Agreement) Il est inspiré de la convention de Bonn et protège toutes les espèces de chauves-souris d'Europe. Les obligations stipulées pour les états signataires sont : - d'interdire la destruction, la détention et la capture des chauves-souris, - d'inventorier et de protéger les sites les plus importants pour la conservation des chauves-souris, particulièrement les zones de chasse, - de mandater un organisme pour les campagnes d'information et de sensibilisation, - de mettre en œuvre toutes les mesures pour la sauvegarde des espèces les plus menacées. Ainsi, de soutenir les programmes de recherche portant sur la conservation des espèces menacées, - de s'efforcer de remplacer les pesticides et les produits chimiques de traitement du bois hautement toxiques par des substituts moins dangereux. A ce jour l'Allemagne, la Belgique, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas ont ratifiés cet accord.
La directive Européenne : Faune, flore, habitat du 21 mai 1992 : Cette Directive sur la conservation des habitats naturels et de la faune et de la flore sauvages impose aux États membres de l'Union européenne de prendre des mesures visant à assurer le maintien ou le rétablissement, dans un état de conservation favorable, des habitats naturels et des espèces de faune et de flore sauvages d'intérêt communautaire. Elle prévoit la mise sur pied d'un réseau de "zones spéciales de conservation" baptisé réseau "Natura 2000" et, le cas échéant, le développement des éléments du paysage revêtant une importance majeure pour la faune et la flore sauvages. La Directive a plusieurs annexes. L'annexe II comprend une liste d'espèces dont les habitats doivent être prioritairement protégés par la création de zones spéciales de conservation : grand Rhinolophe, petit Rhinolophe, grand Murin, Vespertilion de Bechstein, Vespertilion à oreilles échancrées, Vespertilion des marais, Barbastelle et Minioptère de Schreibers font partie de cette liste. L'annexe IV fixe la liste des espèces animales d'intérêt communautaire qui nécessitent une protection stricte. Toutes les chauves-souris européennes sont inscrites à cette annexe.

La Convention de BERNE : Cette convention, relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe, veut protéger les espèces et leurs habitats. Quatre annexes, ou listes d'espèces, complètent les dispositions prises par la Convention, et imposent aux "parties contractantes" des obligations précises. Les animaux repris dans l'annexe II font partie des espèces de faune strictement protégées. On y trouve toutes les espèces de microchiroptères, sauf la pipistrelle commune, qui se trouve dans l'annexe III comme espèce de faune protégée. La protection des espèces placées dans cette annexe est moins stricte, leur "exploitation" est réglementée, au lieu d'être interdite.
Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (82/461/CEE) : Cette convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage est un traité intergouvernemental, qui vise à assurer la conservation des espèces terrestres, marines et aériennes, sur l'ensemble de leur aire de migration. La Convention a deux annexes lesquelles énumèrent les espèces migratrices qui bénéficieraient des mesures de conservation prises par les "Etats de l'aire de répartition". Rhinolophes et Vespertilions ont été inclus à l'annexe II en octobre 1985. Dans cette annexe, sont placées les espèces migratrices dont l'état de conservation exige ou nécessiterait l'application d'accords internationaux de coopération.
Quel doit être notre comportement à nous spéléologues ? 
Éviter de fréquenter les sites connus durant la période  de reproduction.
Si des chauve-souris sont présentes  dans une cavité lors d'une exploration, éteignez votre acétylène, ne faite pas de bruit, ne les toucher pas.

Une chauve-souris dérangée durant la période d'hibernation à très peu de chance de survivre.

Conclusion : Essayons de respecter l'animal fétif des spéléologues.

Un oreillard - Photo de Philippe Favre

Doit son nom à ses grandes oreilles presque aussi longues que les avants-bras

 

 

Le minoptère de schreider
(Miniopterus Schreibersi)
Difficile pour un néophyte de reconnaître un Minioptère, c'est pourtant la seule espèce qui fréquente quasi exclusivement les grottes tout au long de l'année. Quelle que soit la saison, les animaux sont regroupés en essaims (les individus sont serrés les uns contre les autres). Quelques individus isolés peuvent être observés dans les cavités régulièrement fréquentées. C'est une espèce très "voyageuse' et de nombreux échanges entre la France et l'Espagne (Catalogne, Andalousie) ont été mis en évidence par les baguages réalisés.
S'il est possible d'observer un individus de près, on notera un front très bombé dépassant le sommet de l'oreille. L'attitude au repos des individus isolés est aussi caractéristique.

 

Petit murin Photo de Philippe Favre

Grande chauve-souris, en hiver elle est souvent pendue dans des fissures, laissant apparaître son ventre blanc. En été elle fonde des colonies de reproduction importantes dans les grottes de basse altitude.
Le Petit Murin (Myotis Blythi) est une espèce très proche, différentiée par une tâche blanche sur le front mais pas par la taille...

Le grand Murin (Myotis myotis). C'est le plus grand des murins; blanc dessous, brun clair dessus, il a des ailes larges et son envergure peut atteindre 35cm.

 

Les rinolophes

Il existe 5 espèces de Rhinolophes en Europe.
Parmi les espèces de chauves - souris qui fréquentent les cavités de notre département, les Rhinolophes sont celles qui nous permettent de satisfaire le plus aisément notre curiosité fugitive envers ces animaux . Silhouettes pendues au plafond des galeries, ils enveloppent leurs corps dans un châle noir et rendent ainsi leurs anatomies aussi mystérieuses que leurs moeurs . Les moins pressés, les moins fatigués, ou les plus curieux d'entre-nous qui ont un jour profité des longues minutes d'attente que nous impose souvent la progression souterraine pour observer ces petits mammifères, auront remarqué des différences de taille entre les individus rencontrés.

Souvent appelés à tord "Pispistrelles", toutes les espèces ont en commun une feuille nasale particulière et bien caractéristique, peu visible lorsqu'ils sont au repos. Se sont également les seules espèces ayant une capacité à s'envelopper dans leurs ailes. En dessous de 1200m d'altitude, il est rare de parcourir une cavité, sans en croiser un. L' hibernation a lieu dans les grottes , les mines ou les caves ou ils se rassemblent en essaim plus ou moins dense de dix à cinq cents individus . A partir du mois de juin , ils quittent leurs quartiers d' hiver pour former des colonies de reproduction , généralement dans des ouvrages bâtis : clochers, combles , greniers . . .
Des que l'on est en présence d'un groupe d'une dizaine d'individus très rapprochés les uns des autres ou formant un essaim, il faut se garder de toute identification hâtive de l'espèce, le Rhinolophe Euryale est une espèce de taille intermédiaire et très présente dans le département. Pour la reconnaître il faut un "coup d'oeil" d'habitué, connaître son cri (mais oui...) ou observer de prés le profil de la feuille nasale.... c'est une espèce qui forme souvent d'importantes colonies (parfois plus de 1500 individus).

Tous ces compagnons de route qui nous semblent si familiers n'ont pourtant pas un statut aussi enviable qu'il n ' y paraît . Menacés ou éteints en Allemagne, Autriche, Hollande, ils sont aussi en déclin en France au Nord de leur aire de répartition .

 

Le Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrum equinum). C'est la plus grande chauve-souris, son pelage est épais est gris-brun sur la face dorsale et blanc crème sur la face ventrale.
Des trois espèces présentes dans le département, c'est lui qui possède la plus grande taille Généralement isolés, les individus se regroupent parfois pour hiberner aux périodes les plus froides de l'année. Aucune colonie de reproduction n'est connue en cavité dans le département.

Photo de Michel Royon


Un rhinolophe

Le Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)
Une des plus petite chauves-souris d'Europe. c'est un solitaire, il est parfois possible de trouver une dizaine d'individus présents dans la même grotte, il sont toujours distants de plusieurs mètres les uns des autres. ils sont souvent accrochés à un bloc prés du sol, parfois très loin de l'entrée. Pour élever les jeunes, ils préfèrent les alentours des chauffe e aux ménagers ou la fraîcheur des grottes....

Photos de Philippe Favre

La barbastelle (Barbastella Barbastellus)
Une espèce peu frileuse qu'il est possible de rencontrer en hibernation dans les cavités froides d'altitude (au dessus de1000 m) et dans des zones très boisées par grand froid. Cette chauve-souris "pas comme les autres" est très sombre. observée de prés, elle est très facilement identifiable car les bords de ses larges oreilles trapues et plissées, se touchent au dessus du front. De taille moyenne (environ 25 cm d'envergure). Sa fourrure noire, longue et soyeuse laisse apparaître des extrémités de poils "poivre sel".Elle est de taille "moyenne". Les individus sont généralement isolés et "posés" sur la roche.

Laisser en paix les chauves-souris qui hibernent

Le protée fut repérer pour la première fois en Slovénie par un paysan. Le prire pour un dragon. Il mesure 25 cm à la taille adulte. D'une couleur blanc rosé. Phénomène connu de la dépigmentation. Sa peau change au contact de la lumière, tourne au  gris pour devenir noire après une longue exposition.  Il a horreur de la lumière et ses yeux son recouvert de peau. La vibration des cils microscopiques de son corps lui permet de détecter ses congénères ou un éventuel met.. Il peut vivre jusqu'à 60 ans. Quelques protées sont visibles dans la grotte de Choranche dans le Vercors. Il sont installés dans un aquarium pour le plus grand plaisir des touristes. Mon avis : Ils sont étudiés depuis des années, élevés dans un laboratoire, ils leur ont greffé des yeux etc... Laissez les tranquilles. Je me ferais un plaisir de les amener dans une rivière souterraine, leur milieu naturel. 
Pourquoi le protée s'est-il trouvé un jour sous terre ?
Ils sont de couleur blanchâtre et seules les branchies sont rosies par le sang. Avec la pollution des eaux souterraines, ils sont devenus rares dans les massifs calcaires de Slovénie et de Croatie. Ce sont des animaux à protéger. Le seul laboratoire au monde où l'on obtient la reproduction du Protée est la grotte-laboratoire de Moulis (Ariège).

Photos du laboratoire de Moulis

Comme tous les cavernicoles, le protée vit en permanence dans l'obscurité des rivières souterraines. Il est aveugle.

Les yeux se développent chez le jeune, puis ils dégénèrent et disparaissent. Cela n'a aucune importance pour Proteus, car il possède un organe olfactif très performant : il peut percevoir aisément la présence d'un autre Protée, ou bien de proies, à plus de 20 m en amont.

Cette photo est tirée de l'excellente page de Harne Hodalic Découvert par le baron Valvasor en 1689, le protée est l'une des créatures les plus mystérieuse du monde. Amphibien de l'ordre des Urodèle et seul représentant de la famille des Protéidés, il vit uniquement dans les rivières souterraines du karst Dinarique.
Son corps blanc, serpentiforme peut atteindre 25 cm. Il passe son temps dans des eaux fraîches et aérées, se nourrissant de petits invertébrés en se déplaçant lentement sur les rochers.
Respirant par des branchies et des poumons rudimentaires, cet animal est l'un des seul survivant d'une très vieille lignée amphibienne qui ne subissaient pas de métamorphoses apparentes entre l'état larvaire et l'état adulte. A ce titre, le Protée mérite bien le nom de "fossile vivant". Texte de J. P. Durand du CNRS Laboratoire Souterrain de Moulis

Le Niphargus : Crustacé amphipode aveugle des eaux souterraines.  Petite crevette cavernicole

 

 

Les Amblyopsis est un  poisson osseux aux yeux atrophiés des cavernes. Poisson cavernicole

 

Les Arachnides : Ceux sont de grosses araignées que l'on aperçoit souvent à l'entrée des grottes, des Meta Menardi. De couleur brune, atteignant 3 à 4 cm de diamètre (y compris les pattes). Leur présence est trahie par les cocons blancs et soyeux qu’elles pendent aux plafonds des galeries d’entrée. Ces cocons contiennent leurs oeufs, mis ainsi à l’abri des prédateurs et de l’humidité. Leur nouriture est composée d'insectes rampants et non volants, et tissent en conséquence des toiles simples à même les parois.

Photos de Brigitte Gimenez

 

 

Sangsue

 

Photo de Jean Claude Tardy

 

Une anguille.

Jean Claude Tardy a pris cette photo lors d'une plongée dans le siphon de la Mescla

Bibliographie :

Ginet R. et Decou.V (1977) : Initiation à la biologie et à l'écologie souterraines. - Editions Universitaires J-P.Delarge, Paris : 345 p.

Salvayre H. (1980) : Les chauves-souris. - Editions Balland, Collection Faune et Flore de France : 175 p.

Siffre M. avec la collaboration de Dupont G. (1979) : Les animaux des gouffres et des cavernes. - Hachette, Paris : 117 p.

Les silouhettes sont reprises de : Bourne J. D. (1975) : La faune pariétale des grottes de la région de Genève. - Les Boueux, Bull. de la SSS-Genève, 13ème année, numéro 35