Natura 2000 |
Les sites NATURA 2000 Définition : Circulaire du 12 février 1997 relatives à la relance de Natura 2000 (application de la directive 92/43 CEE du 21 mai 1992) concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvage. Après discussion entre le gouvernement français et la Commission européenne, le ministre de l'environnement informe les préfets de région et de départements de ce qui a été décidé dans la relance du dossier Natura 2000. Sites éligibles au RÉSEAU NATURA 2000 en Provence Alpes Côte d'Azur PR 53 : Site à chauves souris des Entraunes - 1 780 ha PR 55 : Roya - Haut Mounier - Roche Grande - Vallon de Bourdous - 7 070 ha PR 57 : Lacs de Vens et de Ténibre - 2320 ha PR 61 : Gorges de Valabre - Vallon de Mollières - 1 560 ha PR 62 : Crêtes d'Isola 2000 - Cime de Tavels - Boréon
- Salèse - 7 050 ha PR 64 : Vallée des Merveilles - Vallée de Cairos - Col
de Tende - 9400 ha PR 65 : Marguareis - Hubac de Tende et de la Brigue à Saorge
- 1 000 ha PR 73 : Vallon obscur de Nice - Mont Chauve d'Aspremont - 200 ha PR 74 : Montagne du Cheiron - Plateaux de Caussols et de Calern - 15 000 ha L'Audibergue - Puy de Tourettes PR 77 : Baie du Cap d'Antibes - Golf de Juan les Pins -200 ha PR 51 : Sites à chauves souris de la Haute Tinée - 2 625 ah PR 56 : Adret de la Crête de la Blanche - 900 ha PR 58 : Sites à chauves souris et Gorges de Daluis - 4 875 ha PR 60 : Massif du Lauvet d'Ilonse et des Quatre cantons - Dôme
de Barrol - 20 250 ha PR 63 : Zone à loup du Mercantour - 51 375 ha PR 65 : Marguareis - Ubac de Tende et de la Brigue à Saorge
- 18 375 ha PR 66 : Site à speleomanthes de Roquebilière-Vieux et
des la Gordolasque - 938 ha PR 67 : Tournairet - Brec d'Utelle - 15 875 ha PR 68 : Gorges de la Vésubie et du Var - Mont Vial - Mont Férion - 6 125 ha PR 70 : Sites à chauves souris de Breil sur Roya - 2 062 ha PR 71 : Vallée du Caraï - Collines de Castillon - Sospel - 9 375 ha PR 72 : Corniches de la Riviéra - 9 375 ha PR 74 : Montagne du Cheiron - Plateaux de caussols et de Calern - 13
500 ha PR 75 : Rivière et gorges du Loup - 1 850 ha PR 76 : Vallon de Madaric - Dome de Biot - Parc départemental de Vaugrenier - 2 437 ha PR 77 : Baie et Cap d'Antibes - Golf de juan les Pins - Îles
de Lérins - 375 ha PR 78 : Rivière de la Siagne et ses gorges - 2 920 ha
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NATURA 2000
SITE FR 9301574 « GORGES DE LA SIAGNE » COMITE DE PILOTAGE N°5 COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 31 JANVIER 2008 A : MONTAUROUX (VAR) A 10H00
La réunion du comité de pilotage du 31 janvier 2008 à Montauroux s’est déroulée suivant les convocations et l’ordre du jour établis par le S.I.I.V.U. de la Haute Siagne, animateur du site et le Président du Comité de Pilotage, monsieur Philippe VIZIER. L’ordre du jour comportait les points suivants : 1. Rappel des conclusions du comité de pilotage du 25/01/2007 Accueil des participants Après avoir souhaité la bienvenue à tous les participants, M. VIZIER, Président du Comité de Pilotage, remercie les représentants de l’Etat, (Sous-Préfecture de Grasse, DIREN PACA, DDAF des Alpes-Maritimes, ONF), M. BARBERO, Président du CSRPN, rapporteur scientifique du site, pour leur présence ainsi que celle des représentants des mairies concernées et l’ensemble des membres du comité de pilotage. La liste des participants est fournie en annexe du présent document. 1. Rappel des conclusions du comité de pilotage du 25/01/2007 M VIZIER rappelle aux membres du comité de pilotage que le S.I.I.V.U
a été désigné « animateur du site
» lors du dernier Comité de Pilotage du 25 janvier 2007.
Il rappelle les termes de la Loi n°2005-157 du 23 février
2005 relative au développement des territoires ruraux (DTR) :
articles 144 et 145 du chapitre IV dispositions relatives aux sites
Natura 2000 du titre IV dispositions relatives aux espaces naturels.
Elle stipule que la présidence des Comités de Pilotage
Natura 2000 est transférée à un représentant
d’une collectivité en l’occurrence lui-même
en qualité de vice-président du SIIVU, 1er adjoint au
maire de Montauroux. 2. Actions d’animation 2007-2008 M. VIZIER énonce les diverses mesures que le SIIVU a engagées
dès 2007 et qui doivent se concrétiser en 2008. Elles
font l’objet d’une convention cadre Etat-SIIVU sur 3 ans. 2.1. Mise en protection des cavités majeures à chauves-souris
: il s’agit de la mesure 4.1.1. du docob qui prévoit la
préservation des trois cavités essentielles qui avaient
été répertoriées lors des inventaires :
la grotte au guano, la grotte aux peintures et l’avenc de Montauroux. Mme GIMENEZ, du Spéléo Club de Caussols, pose la question
sur le devoir d’informer les propriétaires des terrains
qu’occupent les cavités. 2.2. Contrat Natura 2000 (ripisylve) : il s’agit de la mesure
1.4.1. du docob qui prévoit la stabilisation des berges dans
certains secteurs notamment la partie aval du Biançon sur la
commune de Tanneron, du secteur en amont du barrage du Tignet-Tanneron
et du secteur du Pont de Lignière sur la commune de Tanneron. 2.3. Mesures agro-environnementales territoriales (MAET) : il s’agit
de la mesure 2.3.1. du docob qui préconise la réouverture
du milieu notamment la remise en état d’anciennes oliveraies
sur la commune de St-Cézaire sur Siagne, à la Valmoura.
Des contacts ont été pris avec l’agricultrice concernée,
les services de la DDAF (Direction Départementale de l’Agriculture
et de la Forêt) et le SIIVU. Ils devraient aboutir à la
signature d’une MAET qui remplace à présent les
CAD (Contrats d’Agriculture Durable) caduques, dès 2008. 2.4. Actions pédagogiques : le SIIVU énonce l’ensemble des actions pédagogiques menées auprès des écoles, collèges et associations des communes des deux cantons de Fayence et de St Vallier de Thiey. Il est souligné que le syndicat est de plus en plus sollicité et que ces actions qui sont en progression bénéficient d’un support financier de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corses. 2.5. Actions de communication (mesures 5.1.1. & 5.1.4. du docob)
: 2.6. Domaine des sources de Siagne : il est rappelé que la mesure 5.3.1. du docob a dû être définitivement annulée suite à l’acquisition du Domaine et des sources par un particulier. 2.7. Extension du périmètre : deux extensions ont été
votées à l’unanimité lors du Comité
de Pilotage du 25/01/2007 (Forêt de Peygros et Col de la Lèque). 3. La charte Natura 2000 M. VIZIER présente la Charte comme un nouvel outil contractuel
de cinq ans qui sera annexé au DOCOB (Circulaire ministérielle
N°2007-N°1 du 26/04/2007) et devra être validée
en comité de pilotage. Les adhérents à la Charte peuvent obtenir des contreparties financières ou peuvent être de l’ordre des bonnes pratiques. M. SARAMITO (DDAF des Alpes-Maritimes) rappelle que l’objectif, pour une bonne gestion du territoire, est de contractualiser avec des partenaires ou de pérenniser des actions dites de bonne conduite ; la charte est un code de bonne conduite avec éventuellement des exonérations fiscales qui peuvent se faire au travers de droits de succession, ou d’exonération de taxe sur le foncier non bâti. Deux exemples de fiches d’engagement et recommandation sont présentés : activité escalade et activité agricole. Mme HUET (SISA) demande quelles sont les conséquences en cas
de non respect éventuel de la charte. 4. Evaluation des incidences, évaluation environnementale des plans et programmes Le Président rappelle le rôle de l’animateur en
ce concerne les évaluations d’incidence qui doivent être
menées pour tout projet d’aménagement sur ou à
proximité du site. En effet, l’animateur doit veiller à
la sauvegarde des habitats et espèces, et, dans le cadre de mesures
compensatoires prévues, il doit veiller à ce qu’elles
soient bien mises en place. Mme RAFFIN-CALLOT rappelle les textes : - Le régime d’évaluation
des incidences a été introduit dans le droit français
par l’ordonnance du 11/04/2001. Il rappelle les dispositions réglementaires
en vigueur : article 6-3 de la directive habitats 92/43/CEE, articles
L414-4 et R.414-19 à R.414-23 du Code de l’environnement,
la circulaire du 05/10/2004 et le décret du 17/07/2006 relatif
aux procédures d’autorisation et de déclaration
« Loi sur l’eau »-. Olivier GIRET, chargé de mission Natura 2000 « incidences et contentieux » à la DIREN précise par ailleurs que l’autorité administrative de l’Etat compétente en matière d’environnement est le Préfet pour les documents d’urbanisme : dans le cas des documents d’urbanisme il peut être consulté en amont pour l’élaboration du rapport environnemental (cadrage préalable) et surtout il doit être consulté obligatoirement pour avis sur le projet arrêté de document et son rapport environnemental avant la soumission à enquête publique. 4.1. Projet d’ensemble golfique de Grange-Neuve : Mme RAFFIN-CALLOT, carte à l’appui, détaille le
projet et le volet d’incidence et étude d’impact
(VNEI) réalisées en 2007 par le bureau d’étude
ECO-MED : sur une quarantaine d’espèces et habitats répertoriés,
certains comme les mares temporaires méditerranéennes
(3170*), l’Isoëte de Durieu, la tortue cistude d’Europe
ou la grenouille agile sont des habitats et espèces de la Directive
Habitats à enjeu fort. Des mesures compensatoires sont proposées
comme la mise en défens du secteur des cistudes, la mise en valeur
du site à orchidées, la réimplantation de certaines
espèces méditerranéenne, la lutte contre l’envahissement
par le mimosa, l’éradication de la tortue de Floride etc... M. TARTARY représentant le CEEP 83 (Conservatoire Etudes Ecosystème
de Provence Alpes du sud) précise que l’étude d’incidence
est actuellement terminée et soumise à enquête publique
(même s’il elle ne semble pas ou bout de la démarche)
en mairie du Tignet : un avis serait donné par le commissaire
enquêteur qui peut donner un avis favorable. Il demande qu’elle
sera la démarche si l’étude d’incidence était
défavorable. Il pense également que le dossier de consultation
d’UTN, qui comporte environ 500 pages, sans photocopie possible,
en un seul exemplaire en mairie, ne pourra pas ou peu être exploité
voire critiqué par les citoyens intéressés. Le professeur BARBERO regrette que le bureau d’étude ECO-MED ait oublié de noter l’habitat 6220* Parcours substeppique de graminées et annuelles. Il reconnaît le patrimoine biologique très fort dans cette zone et précise qu’il faut laisser le dossier aller jusqu’au bout de sa démarche en passant notamment devant CSRPN et le CNPN. Il regrette par ailleurs l’impact évident que subiront notamment la tortue cistude d’Europe et la grenouille agile deux espèces protégées par la Convention de Berne. M. SALANON, président de l’association RISSO et représentant l’ANNAM (Association Naturaliste de Nice et des Alpes-Maritimes), souhaite que les mesures compensatoires seront effectivement appliquées ce qui ne semble être jamais le cas ailleurs à sa connaissance. Il assure, de plus, que toutes les expériences de réimplantations n’ont jamais fonctionné. Mme BEGOU-PIERINI représentant le GADSECA (Groupement d’Associations de Défense et de Sauvegarde de l’Environnement de la Côte d’Azur) et le CEEP 06, s’étonne qu’aucune étude hydrogéologique n’ait été menée en parallèle à l’étude sur les besoins en eau. M REY, chef de service des actions de l’Etat à la Sous-Préfecture de Grasse rappelle que le dossier d’UTN est à la consultation (selon le décret de 2006 pour l’application de la Loi Montagne) jusqu’au 15 février 2008 à la mairie du Tignet, il sera ensuite examiné par le Comité de Massif le 20 mars 2008 avec les services déconcentrés de l’Etat et la DDE. Il confirme qu’un dossier complet a été constitué. 4.2. Projet de décharge classe 3 dans le vallon des Frayères
(Montauroux) : Une évaluation d’incidences a été menée par le professeur BARBERO, malheureusement après déboisement de la zone. Celle-ci note des effets sur une vingtaine d’espèces et habitats dont certains à enjeu fort comme l’habitat 6220*, l’ophrys de Bertoloni ou le diplachne serotina, la couleuvre d’Esculape, la magicienne dentelée, la Diane, la pipit rousseline etc..., ainsi qu’un risque de pollution dû à la géomorphologie d’un substrat particulièrement fraturé. M. BARBERO rappelle que le SIIVU l’a alerté alors que
l’exploitation de la forêt était quasiment terminée.
Il a donc demandé d’arrêter le déboisement/défrichement
(autorisations ?) pour sauvegarder la qualité des sols du milieu
superficiel et a en effet préconisé un bouchon d’argile
en fond de vallon. Il précise également que la majeure
partie du site est formée de chênes verts, habitat qui
n’est pas rare dans le site (9340). La DIREN avoue n’avoir pas reçu encore le dossier d’évaluation d’incidence. La majorité des élus du SIIVU quant à eux regrette le choix du site pour ce projet et craint des risques de pollution de l’eau notamment sur les diverses résurgences et la source des Veyans. M. TARTARY s’étonne que M. VIZIER ait laissé ce projet se faire malgré sa position de président du Comité de Pilotage et que le Conseil Général du Var n’ait pas reçu de dossier. Il s’étonne également que décrets et circulaires ministériels concernés ne soient pas appliqués. Il note que des tas de déchets de toutes origines et surtout du bâtiment soient déjà entreposés sans que la décharge ne soit ouverte officiellement (il y a même vu des camions entrer et déverser). M. VIZIER maintient que la zone est fermée et que rien ne s’y passe et que le Conseil Général du Var a été mis au courant par l’intermédiaire de M. CAVALLIER. M. BARBERO maintient que tout a été fait dans la transparence notamment grâce à M. VIZIER. Mme. RAFFIN-CALLOT tient à préciser que des instructions précises lui ont été données par le Président du SIIVU, M. TRABAUD, suite à un conseil syndical réunissant une partie des élus du SIIVU, opposés au projet. Par ailleurs, La commune de Montauroux a bien mandaté M. BARBERO pour réaliser cette évaluation d’incidence et non le SIIVU. En l’état, les services de la Préfecture du Var attendent la présentation du dossier détaillé de Montauroux pour prendre une décision. M. BRULE de l’ACPE Montauroux (Association Cantonale pour la
Protection de l’Environnement) remarque que le dossier ayant été
mené « en catimini », tout le monde a été
mis devant le fait accompli et les mesures compensatoires financières
arrivent trop tard. Il demande davantage d’informations sur la
suite du dossier. Il demande que ce dossier soit rejeté par la
Préfecture. Mme RAFFIN-CALLOT précise que M. BARBERO connaît bien le secteur. Cependant il se peut que certaines espèces n’aient pas pu être inventoriées. Mme BARON propose de recycler une grande partie des déchets comme cela se fait dans d’autres départements de France. Mme BEGOU-PIERINI du CEEP 06 & du GADSECA a instruit les aires
de déchets inertes dans les mêmes configurations que celle-ci,
le Jas Madame et la Gaciaire (Villeneuve-Loubet) : l’une était
prévue pour durer 5 ans, elle a en fait duré 22 ans, l’autre
qui devait fermer en 2008 est prolongée à 2013 : dans
les deux cas, la nappe phréatique est polluée (problème
de cyanure) et les désagréments (bruit, odeurs) sont ressentis
essentiellement par les communes limitrophes, notamment Biot. M. REY, annonce que des études sont faites par les services de la DDAF suite à l’intervention du SIIVU et que le Préfet des Alpes-Maritimes va proposer au Préfet du Var de solliciter la mairie de Montauroux pour qu’un dossier soit rapidement déposé ce qui permettra d’appliquer les procédures prévues. De plus, la DDAF du Var a dressé procès verbal pour défrichage sans autorisation. 4.3. Projet de gazoduc Entrecasteaux et St Cézaire sur Siagne
: 4.4. Projet de station d’épuration de St Vallier de Thiey
: 4.5. Projet aux sources de Siagne à Escragnolles et St Vallier
de Thiey :
M. VIZIER indique que l’élaboration d’un SAGE est
recommandée par la Préfecture des Alpes-Maritimes. 6. Questions diverses Aucune question n’étant soulevée, la |